Un disjoncteur… Qu’est ce que c’est vraiment ?

Si vous devez concevoir ou rénover une installation électrique, vous savez que vous devrez très certainement installer des disjoncteurs… Outre le fait que le disjoncteur soit obligatoire dans le tableau électrique selon la NF C 15-100, à quoi sert-il réellement ?

C’est quoi un disjoncteur ?

Le disjoncteur est un appareil de coupure automatique qui peut se réarmer (contrairement au fusible). Il permet de protéger l’installation électrique. Le disjoncteur s’installe dans le tableau électrique de la maison. Lorsque vous achetez un disjoncteur, vous remarquerez que plusieurs informations y sont marquées dessus notamment :
marquage d'un disjoncteur
– Le type de courbe. La courbe est définit par des normes internationales et françaises qui définissent différentes plages de déclenchement magnétique. La plus utilisée est celle de type C. Elle correspond aux installations standards car elle couvre une très grande majorité des besoins. La courbe de type D se retrouve aussi dans le résidentiel pour protéger des circuits qui peuvent avoir de très fortes pointes de courant à la mise sous tension (une pompe à chaleur par exemple).

– L’intensité assignée : c’est la valeur du courant que le disjoncteur peut supporter indéfiniment sans déclencher dans certaines conditions. Ces valeurs sont normalisées par la NF C 15-100 en fonction de l’appareil protégé et de la section du fil qui va alimenter l’appareil (par exemple l’intensité sera de 16A pour un circuit prise alimenté en  fil électrique de 2,5mm²).

– La tension : tension sous laquelle le disjoncteur peut fonctionner. Elle est de 230V pour du monophasé.

– Le pouvoir de coupure. C’est la plus grande intensité de court-circuit qui peut être interrompue par le disjoncteur dans les conditions déterminées par la norme. Pour une installation domestique, les fabricants de matériel électrique proposent des disjoncteurs pouvant aller de 3kA à 4,5kA.

Le disjoncteur protège l’installation électrique.

Le disjoncteur magnéto-thermique protège de la surintensité. La surintensité a lieu lorsque le courant qui circule dans les circuits électriques ou les appareils dépasse la valeur nominale fixée. Il existe deux cas possibles de surintensité :
– La surcharge : Lorsque trop d’appareils sont branchés sur un même circuit. Il y a alors un risque d’échauffement des conducteurs et des appareils de commande. Si rien ne coupe cette surcharge, il y a alors un risque d’incendie.
– Le court-circuit : Il se produit lorsque deux points soumis à des potentiels différents sont mis en contact. Le courant peut alors atteindre des milliers d’ampères et occasionnait la destruction très rapide des conducteurs et un risque d’incendie.

Pour vous protégez de ces risques il y a donc le disjoncteur magnéto-thermique qui utilise 2 fonctions, d’une part la détection thermique contre les surcharges, d’autres part la détection magnétique contre les courts-circuits.
Avant le fusible était aussi toléré mais il est interdit sur toutes les installations neuves depuis le 27 novembre 2015 (amendement 5 de la NF C 15-100).

Dans tout les cas, l’utilisation du disjoncteur seul n’assurera pas la protection des personnes. Pour cela, il faut s’équiper d’une protection différentielle.

Un disjoncteur… Qu’est ce que c’est vraiment ?

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